lundi 22 mars 2010
Un recomptage suite à des résultats serrés?
Semaine du 15 au 20 mars 2010
Les dernières élections législatives irakiennes ont eu lieu le 7 mars dernier et l'on ne connaît toujours pas le vainqueur de celles-ci. Le jeu est très serré entre le premier ministre Nouri al-Maliki et Ayad Allaoui, l'ancien chef du gouvernement. Il est à noter que Nouri al-Maliki est le premier ministre du président irakien Jalal Talabani. Suite aux résultats préliminaires du week-end du 13 et 14 mars 2010, l'avantage était donné à Maliki. Le dépouillement des bulletins est présentement d'environ 96 % et, jusqu'à présent, Ayad Allaoui du Bloc irakien est en tête avec une courte avance au niveau national en termes de suffrages. Par contre, du côté des provinces, c'est plutôt la liste État de droit de Nouri al-Maliki qui l'emporte. En fait, le parti de Maliki remporte dans sept provinces comparativement à celui d'Alloui qui a l'avantage dans seulement cinq des 18 provinces.
De plus, même si le vote et le dépouillement se sont plutôt déroulés dans l'ordre et le calme, les deux partis en tête soupçonnent qu'il y a eu des fraudes. De cette façon, le président irakien Jalal Talabani s'implique dans la situation en réclamant un nouveau décompte. En comptant de nouveau les bulletins de manière manuelle à compter du dimanche 21 mars permettrait d'éliminer les soupçons à propos des résultats. Suite à ces demandes, la commission électorale indépendante s'est opposée et le président de cette commission a confirmé que les résultats seraient présentés vendredi soir.
Qui de Nouri al-Maliki ou d'Ayad Allaoui sortira vainqueur de ces élections législatives irakiennes? Ce sera à surveiller jusqu'au vendredi 26 mars 2010!
Élection régionale pour l'Union Européenne
dimanche 21 mars 2010
Un projet immobilier vient nuire au processus de paix israélo-palestinien, et vient rompre des liens de confiance avec les États-Unis.
Le ministère de l’intérieur israélien a approuvé la construction de 1600 nouveaux logements à Jérusalem-Est, dans un quartier juif et ceci pendant la visite de Joe Biden, le vice-président américain. Depuis l’annonce de ce projet immobilier, les relations entre les États-Unis et l’Israël sont plus tendues. La secrétaire d'État, Hillary Clinton est d’autant plus insulté par ses nouvelles, étant donné qu’elle avait exigé lors d’une discussion avec le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou de lui démontrer, à l’aide de preuve formelle, ses intentions pour éventuellement pouvoir restaurer la paix avec les Palestiniens. Il a proposé d’optimiser ses échanges avec la Palestine en libérant des détenues, en levant le barrage en Cisjordanie et en transférant l’autorité palestinienne de l’ordre de certains secteurs.
Pourtant, ces actions attestent le contraire puisque la construction de ses nouveaux logements vient contrer toute perspective de paix. Le bâtiment se situe dans la ville sainte qui a été conquise en 1967 par Israël, cependant ce secteur est annexé par une majorité arabe. Par conséquent, les Palestiniens attendent que l’État israélien cesse toute activité de colonisation pour pouvoir reprendre les négociations.
En effet, cette situation prend une envergure internationale. Plusieurs forces se sont alliées pour épauler le processus de paix entre les deux parties qui est présentement en voie de crise. Les États-Unis, la Russie, l’Union européenne et les Nations unies veulent un gel total de la colonisation pour pouvoir organiser un pourparler entre l’Israël et la Palestine, avant que la situation se détériore. D’une part, leur mission est d’aboutir l’occupation Israélienne pour ensuite, créer un État palestinien.
Les États-Unis impliqués dans le conflit israélo-palestinien
Amérique du Nord
Alors que les relations israélo-palestiniennes se font de plus en plus tendues, les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à l’État palestinien et critiqué la politique de colonisation du premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, l’accusant de nuire aux pourparlers. Les États-Unis, alliés de longue date d’Israël, entendent soutenir ceux qui prendront les mesures nécessaires au retour de la paix.
Le vice-président américain Joe Biden, en visite au Proche-Orient afin de relancer les négociations entre les deux états rivaux, a condamné la décision de Nétanyahou de relancer la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Monsieur Biden, appuyé par la Maison-Blanche, y voit une provocation tant envers la Palestine qu’envers les États-Unis. C’est considérer les efforts américains pour arriver à une entente comme étant vains et revient à détruire « la confiance nécessaire à des négociations fructueuses ». Hillary Clinton, la secrétaire d’état américaine, condamne l’attitude de Nétanyahou, la jugeant « profondément négative » surtout si l’on considère « le grand intérêt des États-Unis pour la sécurité d’Israël ». En outre, les médias en Israël ont fustigé le gouvernement Nétanyahou et ses décisions, y voyant une insulte à l’égard de Biden et des efforts américains.
Cette crise diplomatique entre Israël et États-Unis est d’autant plus grave que l’émissaire américain George Mitchell venait tout juste, après des mois d’efforts diplomatiques, de convaincre les deux camps d’entreprendre des négociations indirectes. Heureusement, rien n’indique un retrait de la Palestine, mais ce conflit éloigne davantage les perspectives d’une relance du processus de paix. Les regrets exprimés par Nétanyahou ne suffisent pas à convaincre Biden de la volonté du premier ministre israélien à favoriser un climat pacifique puisque ceux-ci ne portent que sur le moment mal choisi et non sur la politique de colonisation elle-même.
Benjamin Nétanyahou doit non seulement faire face aux pressions de Washington, mais aussi aux conséquences du tollé international dont il est responsable.
Il n'y a pas assez de problèmes en Afrique
Semaine du 15 au 21 mars
Dans l’Afrique sabsaharienne, l’accès aux antirétroviraux (ARV) est menacé. En effet, les bailleurs de fonds qui investissaient pour procurer aux Africains les ARV se désintéressent de plus en plus de la cause. Une ONG africaine s’inquiète au sujet de ce phénomène. Compte tenu de la pandémie qui se répand de plus en plus depuis 2001, les investisseurs devraient plutôt s’intéresser aux derniers événements concernant la propagation du sida au lieu de détourner et d’investir leur attention vers d’autres besoins, car les conséquences éventuelles peuvent en être désastreuses. En faits statistiques, 67% des 33,4 millions des personnes infectées par le sida sont originaires de cette région d’Afrique, sans compter les autres régions de ce pays qui constitue à lui seul un important foyer de propagation. CATAG (Central Africa Treatment Group) demande à la population internationale de renouveler leur engagement visant à mobiliser les ressources nécessaires pour favoriser l’accès universel aux soins et aux traitements antirétroviraux. Sans quoi, tous les progrès effectués pour contrer la propagation du sida et donner des soins aux individus infectés depuis 2001 risquent d’être en péril.
D’autre part, l’Afrique du Nord fait la chasse aux nouveaux armements, le Togo empêche les manifestations et fait 11 arrestations depuis la semaine dernière parmi les opposants aux résultats des élections présidentielles, le Nigéria voit treize autres victimes succomber à la mort à cause du conflit perpétuel ethno-religieux entre les pasteurs musulmans Peuls-Fulanis et les chrétiens Beroms dans la ville de Lagos, tout cela en plus de la dissolution du cabinet du Nigéria qui devra choisir rapidement les nouveaux membres de son gouvernement. Seul le pays du Soudan a un peu de repos cette semaine. Un traité de cessez-le-feu d’une durée de trois mois a été signé entre le gouvernement soudanais et les rebelles dafouris du Mouvement de libération pour la justice(MLJ). Rappelons-nous qu’un autre accord est déjà en vigueur entre Karthoum et les rebelles du JEM.
Le pétrole, une richesse rare pour certains pays
Les États-Unis ont finalement rejoint l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). En effet, les américains en sont venus à l'évidence que leur pays était en faible croissance économique au niveau du pétrole.
L'agence américaine de l'Énergie (EIA) souligne que la demande de pétrole augmente, en moyenne, de 1.5 millions de barils par jour au cours de cette année. Les régions les plus croissantes au niveau du pétrole sont l'Asie et le Proche-Orient.
vendredi 19 mars 2010
Karzaï rend visite à Marjah
Par Andréa Lubeck
Le président Karzaï s’est rendu pour la première fois dans la région de Marjah où la vaste opération Mushtarak (Ensemble) se déroule présentement, et ce depuis près d’un mois. Sa visite a duré quelques heures, accompagné du chef des forces internationales en Afghanistan Stanley McChrystal. Il a promis à environ 300 chefs de tribus réunis dans une mosquée de la région de construire des écoles et des hôpitaux. “Êtes-vous avec moi ou contre moi?” leur a-t-il demandé, alors qu’il leur promettait la sécurité du pays. Les chefs de tribus ont levé leur mains en signe d’approbation.
Toutefois, la corruption des responsables mis en place avant que les talibans prennent le contrôle est source de plaintes des chefs de tribus, ainsi que l’emprisonnement d’innocents par l’OTAN et la transformation de maisons et d’écoles comme poste de combat. Karzaï s’en excuse toutefois et se désole de la souffrance qu’éprouvent les habitants de Marjah à cause des militaires afghan et étrangers.
La police afghane commence tout juste à prendre le contrôle des régions de Marjah et de Nad Ali, bien que les talibans sont toujours présents.
Les bombes artisanales que les talibans ont posées un peu partout dans la région causent la pertes de plusieurs civils afghans et leur rendent difficile l’accès à de la nourriture et aux médicaments, indique la Croix-Rouge.
L’opération Mushtarak, lancée le 13 février, porte son bilan de mort de militaire à 117.