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mardi 20 avril 2010

Le combat entre les militaires et les chemises rouges persiste toujours

Cette semaine, en Thaïlande, le face à face entre les «chemises rouges» et les militaires se poursuit et ne semble pas prêt de se terminer. En effet, dans la capitale de la Thaïlande, soit Bangkok, il n’y a qu’une simple clôture faite de bambous qui sépare les militaires armé de grenades et de fusils des «chemises rouges» qui eux, ne possèdent absolument rien pour se battre. Certains habitants sont aussi descendus dans les rues afin de supporter les militaires en hurlant des injures aux «chemises rouges» leur disant que leur chef Thaksin Shinawatra tente de leur enlever leur démocratie afin de devenir président du pays et de contrôler celui-ci.

Le gouvernement thaïlandais semble tout à fait d’accord avec l’opinion du peuple et a procédé à l’accusation de cet ancien premier ministre en exil pour avoir été le leader du mouvement des «chemises rouges». Bref, celui-ci est présentement considéré comme étant un terroriste et c’est pour cette raison qu’il devrait être tenu coupable pour ses actes inacceptables.

Le président du Kirghizistan démissionne?

Cette semaine, l’ex-président du Kirghizistan, Kourmanbek Bakiev, a décidé de quitté son pays après avoir été retiré du pouvoir gagné par l’opposition. En effet, Bakiev se trouve maintenant dans le sud du Kazakhstan ayant laissé certains membres de sa famille au Kirghizistan, car ceux-ci sont accusés de corruption par le gouvernement intérimaire. Il aurait donc demandé au président du sud du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaev, d’être complètement libéré de ses fonctions. Cependant, la décision de Nazarbaev n’a pas encore été dévoilée, donc le dossier Bakiev reste à suivre…

lundi 12 avril 2010

Viva la révolution!

C'est le chaos au Kirghizistan, après un longue et sanglante bataille entre manifestants et le service de police de l'État, bataille qui totalise 81 morts et des centaines de blessés selon le dernier rapport. C'est le gouvernement de l'opposition, mené par sa chef Roza Otounbaeva, qui a pris le contrôle du pays par intérim et procéderons à des élections démocratiques sous peu. La première demande du gourvernement, l'exil du président déchu Kourmanbek Bakiev qui était au pouvoir depuis la révolution des tulipes en 2005. Plusieurs experts parlent déjà de la révolution jaune pour nommer celle qui est en court. Ce sont les erreurs de l'ancien Bakiev (qui se serait réfugié à Och, dans le sud du pays) qui sont à l'origine de tels désordres, il aurait largement affaibli l'appareil d'Etat et augmenté drastiquement le prix de l'énergie et de l'eau [dans un pays où sévit un chômage de masse]. Le régime a durci ses méthodes dès le début de l'année, réprimant les médias, emprisonnant les opposants et tentant de supprimer les élections libres. Un autre gouvernement corrompu déchu, peut-être que la situation du monde dans les pays où règne ce genre de pouvoir en prendra bonne note. La révolution a encore sa place dans la société et est universelle. Viva la révolution!

mardi 6 avril 2010

La Thaïlande passe lentement du rouge au rose!

Cette semaine, il y a encore beaucoup d'action en Thaïlande, où les chemises rouges, partisans de Thaksin Shinawatra, refusent de baisser les bras et gardent la tête haute afin que la conclusion de cette crise politique leur soit favorable. Des pourparlers ont pourtant été enclanchées entre les manifestants anti-gouvernementaux et le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, mais le seul résultat fut la constatation d'un échec cuisant. M.Vejjajiva a essayé de négocier avec les manifestants et a proposé la dissolution du Parlement dans neuf mois afin de permettre une organisation du référendum sur la réforme de la constitution et le bouclage du budget pour l'année qui vient, mais les chemises rouges ont été catégoriques: ils exigent la dissolution du Parlement sous quinze jours. D'ailleurs, suite à cet échec, les manifestations dans le quartier de Bangkok, maintenant paralysé depuis deux semaines, reprennent avec un risque plus élevé de violences.

Redonnez-nous nos touristes!

Comme les manifestations vont bon train et que les centres d'attractions principaux sont gorgés d'anti-gouvernementaux, les touristes prennent la fuite et plusieurs annulent leurs réservations dans le pays, étant plus ennuyés qu'appeurés par le conflit politique ayant actuellement lieu en Thaïlande. C'est pourquoi des personnes travaillant dans le domaine touristique se sont joints le 2 avril aux manifestants de couleur rose, partisans du roi de Thaïlande, afin de dénoncer les impacts négatifs qu'on les démarches des chemises rouges sur leur secteur, qui emploie d'ailleurs près de 2 millions de personnes dans le pays en crise et qui représente 6% de son produit intérieur brut. C'est la première réaction de la population faisant partie de la classe moyenne et c'est environ 7000 personnes qui se seraient déplacés afin de contester la démarche des manifestants anti-gouvernementaux au parc Lumpini. Ils demandent un compromis très rapidement afin de limiter les dégats infligés au secteur touristique qui s'étendent déjà à une baisse de 20 à 30% de visiteurs étrangers en comparaison avec l'année passée.

Le gouvernement en a marre.

Suite à l'appui qu'il a reçu de la part de la population, le gouvernement a fixé un ultimatum aux manifestants afin qu'ils évacuent le carrefour Ratchaprasong. Cet ultimatum expirait le 3 avril dernier et suite au non-respect de celui-ci, le gouvernement a déclaré qu'il ferait l'application de la Loi sur la sécurité intérieure. Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva passe donc les reines à l'armée afin de chasser les manifestants. Les chemises rouges continuent toutefois a affirmer qu'ils bloqueront ce carrefour tant et aussi longtemps que la chute du gourvenement n'aurait pas été faite. Par-contre, vu les circonstances, les manifestants se verront probablement dans l'obligation d'abandonner leur cause si le gouvernement ne cède pas dans les prochains jours.

mardi 23 mars 2010

La Thaïlande voit rouge!

AUBIN, Francis
15 au 22 mars 2010

Le premier ministre Abhisit Vejjajiva de la Thaïlande a vu sa capitale être envahie par les ''chemises rouges ''. Plus de 100 000 Thaïlandais, principalement venus des milieux ruraux, sont venus manifester dans les rues de Bangkok afin de revendiquer des législatives anticipées et la dissolution du Parlement. Les ''chemises rouges '' du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) s'insurgent devant le fait que leur droit de vote aurait été brimé lors des dernières élections de 2008 et ils revendiquent le droit de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra à revenir au pays. Rappelons que deux ans plus tôt, le premier ministre Thaksin s'était vu renversé par une coalition hétéroclyte formée par l'armée, les élites urbaines et les royalistes.

Cette manifestation en surprend plusieurs, car contrairement aux préjugés, elle se déroule de manière pacifique et les gens semblent appuyer leur cause. Les manifestants pro-Thaksin usent de plusieurs moyens de pression face au gouvernement. Par exemple, le 16 mars dernier, les '' chemises rouges '' ont pris un bain de sang symbolique en face du Parlement afin de montrer les nombreux sacrifices qu'ils ont faits au nom de la démocratie. Ce moyen n'est en réalité qu'un parmi tant d'autres utilisés par les manifestants afin de montrer leur détermination à obtenir ce qu'ils réclament. Même les enfants dans les rues jouent à manifester, ce qui montre à quel point cet événement regroupe tous les gens.

Pour ce qui est de M. Thaksin, il est actuellement réfugié à Monténégro. Après avoir été renversé en 2006, il avait été condamné à deux ans de prison pour des malversations financières. Il avait alors fui son pays afin d'éviter d'aller en prison.




lundi 8 mars 2010

La Chine prend un tournant pacifique

Par Flavie Benoit
1er au 7 mars 2010
La semaine dernière, l’Asie se retrouvait dans une situation mouvementée entre l’Indonésie et le Pakistan. Ces deux pays, en conflit depuis les attentats de novembre 2008 à Mumbai, ont tenté de dialoguer, mais sans résultats. Toutefois, ils ont promis de garder contact.

Malgré le fait que cette semaine a été plutôt tranquille du côté de l’Asie, des nouvelles de la Chine nous ont été parvenues. En effet, celle-ci a rapporté, ce 4 mars 2010, que son budget militaire atteindrait une hausse de 7,5 pourcents pour l’année qui vient. Certains observateurs ont été énormément surpris, puisque leurs attentes face au budget militaire de la Chine étaient plus grandes.

En effet, ces observateurs croyaient que la Chine viserait plus haut afin de démontrer aux États-Unis qu’elle n’était pas en accord avec leur marché de ventes d’armes à feu atteignant 6,4 milliard de dollars à Taïwan. Cette annonce déclarée par les États-Unis quelques semaines plus tôt, visait évidemment à empêcher l’influence politique et économique de Pékin de progresser à travers plusieurs pays. C’est donc face à ces tensions grandissantes entre la Chine et les États-Unis, que ce pays de l’Asie de l’Est se tourne plutôt vers un «chemin [de] développement pacifique» selon la porte-parole du parlement chinois, Li Zhaoxing.

Ce budget semble évidemment en baisse comparativement à l’année 2009, où le budget militaire avait subit une hausse de 14,9 pourcents. Cependant, cela prouve que la Chine tente de garder une bonne relation auprès des États-Unis.

mardi 2 mars 2010

L'Art de persister

La situation Indo-Pakistanaise à fait l'objet de plusieurs discutions depuis 1947. Plus de 174 traîtés de paix ont été signés pour ensuite être trahis par ses deux pays indépendants. Malgré cette situation, l'Inde tente toujours d'en arriver à un accord de paix, qui serait très favorable pour ceux-çi, si il veulent vraiment jouer dans la cours des grands et continuer d'apporter leur appui à des puissances comme la Chine et les États-Unis. Le Pakistan qui s'affaiblit avec le temps, est mené par les extrémistes et le président Ali Zardari, a les mains liés par les dirigeants militaires. Pour l'Inde, il serait plus que temps d'en arriver à un accord mais le même débat revient à chaque fois. Que faire de Cachemire? Cette région est divisée en deux et appartient en majorité à l'Inde ( 2/3 ) mais est majoritairement musulmans, d'où le conflit. Cet aspect du malentendu militaire exaspère les Indiens «Évidemment que le Pakistan doit cesser de nous obséder. Mais le peut-on alors que nous continuons d'être une obsession pour le Pakistan?» mais les Pakistanais ne veulent pas céder un seul pousse à l'Inde. Dans une ultime tentative, ces derniers tentent d'en arriver à une solution et met de côté la revanche des attentats qui ont eu lieux dans un café près de Mombai qui ont faits 13 morts. Espérons que la puissance en devenir ( l'Inde ) puisse convaincre le Pakistan de faire enfin une trêve sur les tragiques événements de 2008 mais vous pouvez parier un «p'tit» deux que ce n'est pas pour demain.

mardi 23 février 2010

La Chine qui boude et le Japon qui s'incline!

Semaine du 15 au 22 février
ARSENAULT, Joëlle

Cette semaine aura été plutôt calme du côté de l'Asie. On se souvient que celle-ci avait fait couler beaucoup d'encre alors qu'elle réagissait fortement et faisait même des menaces aux États-Unis qui agissaient contrairement à sa volonté. Il n'y aura pas eu de grande altercations ni de gros évènements mais certaines choses auront retenues mon attention.

Grandes paroles, petite réaction.

Ignorant le mécontentement des autorités chinoises et n'écoutant pas les avertissements de celles-ci, le président des États-Unis, Barack Obama, a rencontré cette semaine le Dalaï-Lama, chef spirituel tibétain que les chinois qualifient de séparatiste dangereux pour les relations internationales. La Chine aura seulement déposé une plainte solonelle à l'ambassadeur américain afin de lui partager son désaccord. Les autorités chinoises auront alors laissé tombé la menace de mesures de rétorsion qu'ils avaient faite à l'égard de la grande puissance occidentale. Le ministère chinois des affaires étangères a quand même déclaré que cette rencontre porterait son lot de conséquences aux relations sino-américaines.

Un autre bond économique.

La bonne nouvelle pour la Chine cette semaine aura certainement été l'annonce concernant son économie. En effet, le Japon lui laissera bientôt sa place en tant que deuxième économie mondiale. On prévoit ce déclassement en 2010 ou 2011. Le Japon ne cherche pas à cacher ce déclassement et accepte cette éventuelle situation avec résignation. Les japonais craignent cependant cette montée de puissance chez les chinois, 69% d'entre eux affirmant qu'il est impossible de faire confiance à ce pays. Cependant, les japonais n'oublient pas de souligner que la montée du développement de la Chine a aussi des avantages pour toute l'Asie, ce qui comprend le Japon aussi. Ce dernier promet aussi de ne pas fermer les yeux au cas où la Chine oublierais de prendre les responsabilités qui lui sont données.

mardi 16 février 2010

Casse-tête pour la Chine!

Semaine du 9 au 16 février 2010
MEDEIROS, Melina

Comme s'il n'existait pas assez de conflits entre la Chine et les États-Unis, un autre se rajoute à la liste: l'Iran et l'enrichissement de son uranium. Mais cette fois-ci le désaccord ne regarde pas que la Chine et les États-Unis. Il vient aussi contrarier la France, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Allemagne (tous des pays faisant partie du groupe des Six incluant bien-sûr les États-Unis et la Chine).

Raison de ce conflit

Le président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, avait d'abord laissé à ces pays l'occasion de négocier une façon d'obtenir cet uranium enrichi. Mais ne trouvant pas de solution qui lui convenait, il annonça que l'Iran procéderait lui-même à l'enrichissement de 20% de son uranium pour son réacteur médical. Cette nouvelle a choqué et surpris le groupe des Six, car ils craignent que l'Iran essaie d'avoir en sa possession la bombe atomique (uranium enrichi à plus de 80%). Alors, pour essayer de dissuader M.Ahmadinejad, ce groupe (à l'exception de la Chine) se sont mis d'accord sur le fait d'imposer éventuellement des sanctions à l'Iran s'il continuait le processus.

Hésitation de la Chine

De son côté, la Chine se dit toujours prêt à discuter avec l'Iran sur le sujet. Elle affirme qu'imposer des sanctions à ce pays ne servirait à rien, étant donné que ce n'est pas une solution diplomatique.

Il est essentiel de savoir que l'Iran est un pays important aux yeux de la Chine, car il est un partenaire économique inestimable. D'abord et avant tout, il est le 3e fournisseur de pétrole après l'Angola et l'Arabie saoudite. De plus, il existe d'autres liens commerciaux très importants entre ces deux pays qui jouent un rôle sur l'économie de la Chine. Donc, celle-ci en adoptant la même vision que le groupe des Six en regard de l'imposition de sanctions verrait ses enjeux menacés.

Changement de camp possible?

Aux dernières nouvelles la Chine examinerait la possibilité de tomber en accord avec la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Allemagne. En effet, les États-Unis essaient de la convaincre en tentant de garantir que l'Arabie Saoudite fournira continuellement ses hydrocarbures à la Chine. Bref, reste à voir si cette tentative sera un succès...

mardi 9 février 2010

Deux puissances, deux pensées...

Semaine du 1er au 7 février
AUBIN Francis

Depuis quelques jours, le fossé séparant la Chine et les États-Unis ne cesse de grandir. Le supposé nouveau « directoire du monde » ou encore le « Groupe des deux » se livre à une bataille sans précédent. Les relations sino-américaines ne vont pas pour le mieux, et pourtant, il le faudrait bien...

Les deux puissances mondiales dépendent en fait l'une de l'autre, car elles représentent le plus grand marché économique du monde. Pour la Chine, les États-Unis représentent environ 18 % des exportations du pays, ce qui la rend en quelque sorte vulnérable. Par contre, elle détient pour plus de 790 milliards de dollars en bon du Trésor américain. Pour la première fois dans leur histoire, les Américains se voient confrontés à une puissance pratiquement supérieure à eux. Ils doivent donc faire oeuvre de patience et de prudence afin de ne pas faire retourner la situation contre eux.

La Chine, qui reproche aux États-Unis de vendre des armes à la Taïwan, a décidé le 30 janvier dernier de suspendre ses échanges militaires avec eux. Rappelons que les hauts dirigeants chinois continuent encore aujourd'hui de considérer que l'île, située à 160 kilomètres de ses côtes, est à reconquérir. Après cette déclaration, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'est empressée de répliquer à ce reproche en accusant la Chine de défendre le régime iranien pour des fins de dépendance aux hydrocarbures. Il est important de savoir que les États-Unis tentent présentement d'imposer certaines sanctions aux Iraniens. Selon eux, l'Iran tenterait de développer une arme nucléaire illégale sous le couvert d'un projet civil. La Chine s'oppose en quelque sorte aux sanctions et tente du fait même de les atténuer.

Comme si cela n'était pas assez, le président B. Obama a enfoncé le clou en affirmant que le taux de change du Yuan était largement sous-évalué. Cette sous-évaluation permettrait de baisser le prix des marchandises et elle favoriserait les exportations. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a répliqué à cette attaque en qualifiant ces accusations d'infondées et en affirmant que le taux de change du Yuan n'a pas de lien direct avec le déficit américain.

mercredi 27 janvier 2010